LES CANDIDATS DU OFF

CANDIDAT CONCOURS OFF .05 : COSMO CARGO

Hugo & Sébastien — des vieux cadres, un cargo sans moteur et zéro SUV-isation

DU VIEUX CADRE AU VÉLO CARGO

Hugo et Sébastien se rencontrent à Vélocampus Besançon, un atelier associatif d’autoréparation où ils travaillent ensemble. Hugo y effectue un service civique, Sébastien y est salarié. Très vite, ils découvrent qu’ils partagent les mêmes valeurs : convivialité, réemploi, mobilités douces et goût du travail manuel autour du vélo.

Hugo est cycliste du quotidien depuis l’adolescence. Coursier à vélo, passionné de mécanique, il se forme en conception mécanique et en métallurgie avant de découvrir presque par hasard la construction de cadres lors d’un stage chez MILC.

Sébastien vient d’un tout autre parcours. Ancien moniteur de VTT puis moniteur de vélo-école, il transmet depuis des années le plaisir de se déplacer à vélo. Son approche, moins académique mais très ingénieuse, complète naturellement celle d’Hugo.

Quitte à fabriquer des vélos, autant proposer quelque chose que l’on ne retrouve pas dans les milliers de cadres abandonnés en déchetterie. Leur réponse est évidente : construire des vélos cargos à partir de vieux cadres récupérés.

 

Le premier Cosmo Cargo est vendu en 2022. Depuis, l’atelier a déjà déménagé deux fois pour suivre la demande.

« Toutes nos réalisations vont dans le sens du remplacement de la voiture : elles répondent à un besoin de transport efficace et joyeux. »

— Hugo & Sébastien

Cosmo Cargo, candidat du Concours OFF vélo cargo
Hugo et Sébastien dans leur atelier - Photo Alexandre Bichard

LEUR RÉPONSE AU CONCOURS OFF 2026

Pour le Concours OFF, Hugo et Sébastien veulent construire un vélo cargo aussi polyvalent que possible, léger, efficace et sans moteur. Un choix qui s’impose aussi naturellement dans une ville comme Besançon, où le relief fait vite sentir chaque kilo superflu.

Leur approche prend volontairement le contre-pied de ce qu’ils appellent la « SUV-isation » du vélo cargo : des machines toujours plus grosses, plus lourdes et plus motorisées.

Coursier à vélo, Hugo utilise quotidiennement un Omnium Cargo. Sa rapidité, son comportement et surtout la simplicité de sa construction ont fortement inspiré leur projet. Cosmo Cargo en reprend certains principes, mais avec une direction légèrement plus stable et une rigidité moindre, pour gagner en sérénité dans les descentes, mieux absorber les vibrations et conserver un vélo agréable à pédaler.

Autre parti pris : Cosmo Cargo ne travaille pas en sur-mesure. Les cadres sont fabriqués en petite série, avec une géométrie éprouvée, afin de limiter les machines, l’outillage et les coûts de production — et de conserver des vélos accessibles.

« Je ne vois pas de défi dans ce qui est proposé au Concours : des milliers de personnes utilisent des vélos cargos au quotidien. »

— Cosmo Cargo

Ce qu’ils viennent défendre en Maurienne est finalement ailleurs : montrer que l’utilisation de vieux cadres ne se limite pas au bricolage et qu’il est possible d’intégrer à une production artisanale des matières premières qui échappent au circuit traditionnel des grandes industries métallurgiques.

Et puisque le Concours de Machines ouvre pour la première fois le OFF aux vélos cargos, ils comptent aussi profiter de l’occasion pour échanger avec les autres fabricants et participer à la réflexion autour de ces machines encore en pleine évolution.