LES CANDIDATS
CANDIDAT .05 : BAMBOUBÉCANE
Guillaume Denneulin : du logiciel au bambou
DU LOGICIEL AUDIO AU VÉLO EN BAMBOU
Avant le vélo, il y a un parcours d’ingénieur en électronique et informatique, spécialisé dans le développement de logiciels audio pour de grandes entreprises de la high-tech.
La prise de conscience des enjeux environnementaux et sociaux l’amène progressivement à changer de voie et à chercher une activité davantage en accord avec ses convictions.
Après une formation de technicien cycle et la fabrication de ses premiers vélos, il crée BambouBécane en 2023.
La marque est née d’une volonté : contribuer à repenser nos déplacements du quotidien autour d’une mobilité accessible au plus grand nombre et dont l’impact sur le vivant soit le plus limité possible.
Cette démarche passe par la fabrication de vélos, mais aussi par des ateliers DIY, de la réparation, de la formation mécanique ou encore l’électrification de vélos.
Dans l’atelier, elle se traduit surtout par un choix de matériaux très particulier : des ressources végétales locales, principalement du bambou et de la fibre de lin. Un terrain qui impose d’expérimenter, d’améliorer les procédés et de faire tomber quelques idées reçues sur la solidité et la durabilité de ces matériaux.
« Une mobilité pour tous qui prend soin du vivant ! »
— BambouBécane
SA RÉPONSE AU CONCOURS 2026
Pour BambouBécane, le Concours de Machines est l’occasion de pousser plus loin son savoir-faire, mais aussi de partager une aventure humaine avec les autres artisans. Face au cahier des charges 2026, la priorité a été donnée à la polyvalence et à la fiabilité, en mettant la technique au service de ces deux objectifs. Et pour BambouBécane, le bambou constitue justement un formidable atout pour y parvenir. La transformation demandée cette année ne sera pourtant pas seulement technique. Elle se retrouvera jusque dans l’esthétique de la machine, imaginée avec plusieurs personnalités.« Il sera à la fois Zen et en colère. » — BambouBécaneL’éco-conception reste au cœur du projet. Pour le cadre, l’objectif est de maximiser l’utilisation de matières végétales : bambou et fibre de lin, mais aussi coton pour cette machine du Concours. À travers ces choix, BambouBécane défend une démarche qui dépasse la seule performance : rechercher un vélo dont l’impact écologique soit le plus faible possible et questionner les matériaux aujourd’hui largement utilisés dans l’industrie du cycle. L’ambition ultime est encore plus forte : imaginer un vélo qui puisse contribuer à réparer le vivant. Reste maintenant à confronter cette machine à la Trace… et à son constructeur de se préparer au Galibier. Travailler à domicile présente en effet un léger inconvénient pour l’entraînement :
« Le problème de travailler depuis chez soi, c’est que le trajet à vélo n’est que de 2,5 mètres pour aller à l’atelier. » — BambouBécane
